Paquets…

November 16, 2009

Le vent du changement souffle parfois plus fort au-dehors

Philippe Dancause s’interroge: «et si certaines organisations n’avaient tout simplement pas les moyens de s’éloigner du paradigme du contrôle?» Voici la réponse que j’ai laissée en commentaire à son billet.

Force est de constater aujourd’hui que plusieurs organisations et institutions sont déjà « passées date »: l’argent rentre encore, mais la mission n’est plus accomplie à la hauteur de ce qui est possible, et de loin.

Les membres de l’organisation ne le diront pas tous en public, mais rares sont ceux qui ne le pensent pas en privé.

Dans ces organisations, le contrôle n’a plus qu’une fonction: celle de garder l’organisation en place, et donc de maintenir la sécurité (financière, sociale, etc.) qu’elle apporte aux personnes qui en font partie.

Par conséquent, comme le dit Philippe, le fait de renoncer au contrôle mènerait directement à la dissolution de l’organisation. (Ce qui serait une bonne chose, soit dit en passant.)

Voici pourquoi, à mon avis, on ne peut réformer directement une organisation qui tombe dans cette catégorie: c’est un peu comme essayer de changer une chandelle en ampoule. On aura beau réarranger les morceaux de chandelle tant qu’on veut, on n’aura jamais une ampoule. Il faut lâcher la chandelle et partir d’une autre amorce.

Bon, j’admets que si les membres d’une organisation décrépite pouvaient changer de mentalité tous en même temps, il y aurait lieu d’espérer qu’elle survive à la crise et se renouvelle.

Cependant, dans les faits, puisque la transformation à accomplir dans une organisation décrépite est très profonde, le changement ne se fait qu’une personne à la fois, au travers de prises de conscience individuelles.

La vie quitte donc l’organisation une personne à la fois à mesure que ceux qui tiennent davantage à la mission qu’à la sécurité vont chercher des moyens de réaliser cette mission à l’extérieur de l’organisation.

L’organisation, elle, entre dans une spirale fatale, puisque le départ de ses forces vives ne lui laisse qu’une proportion sans cesse croissante de gens résistants au changement.

En gros, voilà pourquoi je mise le paquet sur ce qui naît (et vit!) en-dehors de ces organisations qui ont trop de chemin à faire pour les moyens de changement qu’elles ont.

C’est triste à dire, mais la contribution la plus utile que peuvent faire de telles organisations est de servir de vache à lait pour nourrir le renouveau qui s’établit hors de ses murs.

Ce qui n’est déjà pas mal du tout, remarquez!

November 2, 2009

Pourquoi les femmes se sont mises à fumer

Laissez-moi vous présenter quelques blogues en français qui méritent à mon avis plus d’attention qu’ils n’en ont reçu jusqu’à présent.

Premièrement, Mathadore de Robert Lyons. Monsieur Lyons est le coauteur de l’approche Défi Mathématique et c’est un penseur “out-of-the-box” difficile à battre. À suivre absolument si vous vous intéressez à l’enseignement des mathématiques.

Deuxio, le blogue de Normand Baillargeon. C’est un intellectuel au sens le plus noble du terme, qui s’intéresse aux fondements de l’éducation et à qui l’on doit le Petit cours d’autodéfense intellectuelle. Vous pouvez lire sa biographie sur Wikipedia, mais je crois que vous serez davantage conquis par l’extrait vidéo que voici, où il explique pourquoi les femmes ont commencé à fumer:



Extrait Chomsky et Cie : Normand Baillargeon
envoyé par sijysuis. - Les dernières bandes annonces en ligne.

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